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À l’écoute du bruissement du monde, sensitive et intuitive, c’est en arpenteur libre que

Delphine Joseph développe une œuvre photographique singulière empreinte de poésie. 

Profondément questionnée par la nature, le vivant et la place de l’ Homme, la liberté,

l’équilibre dans le déséquilibre.

Une recherche où se révèlent transparence, matière, profondeur et lumière. 

 

Nomade et ouverte à des propositions très diverses, son champ d’exploration est étendu : 

à l’aise dans différents registres, la multiplicité de son regard est une des richesses de son travail. 

En recherche constante d’un langage total, elle crée une photographie plasticienne où la question de la forme est appréhendée spécifiquement pour chaque projet.

Du laboratoire argentique, où se développe sa passion pour ce médium, à l’imprimante jet d’encre, tirages et impressions occupent une place importante dans son travail :

de l’exploration du papier ( japonais, indien, népalais, huile, velin d’Arches...) à des impressions sur tenture de lin ou pièce de bois (Le vent lève les poussières - Musée Fleury-Lodève 34).

Une radicalité dès la prise de vue, un regard clair, un œil affirmé : elle fait le choix de ne pas recadrer et réalise peu de traitement en post-production.

    " je traverse l’épaisseur du réel

    et me retrouve dans l’impossible partage du visible et de l’invisible

    J’aime créer de grands silences

    Traverser les miroirs

    Élargir les perceptions "  

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La question du visible est traitée par l’au dessous. Il s’agit de donner à voir ce qui est senti.

Ses photographies sont à saisir dans un ensemble, comme un long voyage, un grand chemin d’impressions.

Delphine Joseph pratique la photographie avec une présence particulière, une réceptivité, un abandon au vouloir.

Une position du funambule dans l’équilibre de la pensée, du corps et des émotions dans l’espace.

 

Elle vit actuellement dans le sud de la France. Habitante de hameaux, de petits lieux, au peu de gens.

Elle travaille en itinérance, et photographie rarement dans les terres qu’elle habite.